L’arménien, une langue vivante

Par S. KARAGULIAN

La question de l’importance de l ‘école arménienne a été traitée longuement et nul ne peut nier aujourd’hui ce qui paraît évident à tous (du moins faut-il l’espérer). Nous n’y reviendrons que pour souligner une fois encore le fait que nos écoles sont indispensables à la sauvegarde de notre patrimoine national.

Le problème fondamental reste néanmoins toujours posé aujourd’hui : c’est celui de la qualité de l’enseignement de la langue. Plusieurs générations sorties de l’école arménienne savent lire et écrire, mais qui parle en arménien ? Or, une langue vivante qui ne se parle pas devient par définition même une langue morte.

Il faut sans aucun doute orienter tous nos efforts vers l’enseignement de notre langue déjà trop souvent délaissée dans les foyers, pour que les futures générations éprouvent le besoin de s’en servir pour communiquer.

Source : ARMENIA–CRDA – N°80 Janvier 1984