Par Michel PAZOUMIAN
On estime, à tort d’ailleurs, que les Arméniens vécurent sur leurs terres ancestrales jusqu’au génocide de 1915 et que le phénomène de diasporisation résulte directement des tragiques événements de la Première Guerre mondiale. Cette vision, par trop réductrice du passé, le témoignage des historiens anciens l’infirme, et cela dès les Ve et VIe siècles.
Les écrits de Zénob de Glak, Lazare de Pharbe, Sébéos, Aristakés de Lastiverte, Agathange, Moïse de Khorène ainsi que les études des historiens contemporains mentionnent l’existence de communautés arméniennes établies, depuis plusieurs générations, en terres étrangères. Il importera de ne pas les confondre avec les colonies militaires, à savoir celles constituées de contingents de mercenaires loués par les féodaux à des souverains étrangers.
Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986
