Istanbul, par Armen Lubin

Par Armen LUBIN

(Traduction Arpik MISSAKIAN)

Je retourne parfois dans ma ville natale et je marche le long de ses sept collines, sous le ciel intime. Le calendrier de l’Hôpital National prévoit «Vents et pluies» ou «Tempête de neige», mais son avertissement reste inaudible. Un mystère suspect, qui plane sur la ville à perte de vue, donne l’impression que la population va se manifester d’un moment à l’autre, sortant de la féerie des siècles légendaires. Personne ne se manifeste. Tout est présent, tout est visible, et pourtant hermétiquement clos.

Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986