Par Vahé GODEL – Genève – octobre 1985
Que ce matin clairet m’arrache un cri d’ivresse : je me livre en pâture au soleil d’aujourd’hui. Tel fut mon premier cri – gravé sur le fronton de mon premier recueil. J’avais vingt-trois ans. Cette parole initiale n’a cessé de hanter, me semble-t-il, tout ce que j’ai pu écrire depuis – écrire, exhumer, recueillir (mais le sens de l’image, bien sûr, s’est modifié au cours des ans).
A la même époque, explorant la bibliothèque orientale de mon père, je dénichai un exemplaire de l’édition originale du Chant du Pain.
(…)
Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986
