Par Serge AFANASYAN
L’arméniste Edouard Dulaurier note en 1856 dans les Arméniens en Autriche, en Russie et en Turquie que «lorsqu’en 1810 Napoléon supprima par un décret les couvents dans le royaume d’Italie, il épargna celui des Mekhitaristes de Venise. Cette exception fut provoquée par un de leurs compatriotes, qui occupait auprès de l’empereur un poste de confiance intime, le mamelouk Roustam, Arménien de naissance».
Serge Afanasyan est l’auteur de L’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie de l’indépendance à l’instauration du pouvoir soviétique (1917-1923) et La Victoire de Sardarabad, Arménie, mai 1918 (1981, 1985, Ed. l’Harmattan, Paris).
On a maintes fois relevé l’origine arménienne de Roustam, mais le fameux mamelouk de Napoléon ne semblait pas avoir jusqu’ici fait l’objet d’une biographie systématique de la part des Arméniens. Cette lacune est aujourd’hui comblée par des articles récents publiés en Arménie.
Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986
