Par Gérard BEDROSSIAN
Pour les éditeurs parisiens, la littérature à thème arménien, ou bien les traductions souhaitées, ne pouvaient qu’être liées au génocide de 1915. Rien d’autre ne semblait devoir exister à leurs yeux, et cela depuis plus de trente ans. Aussi, la publication, par les Editions du Seuil, dans une remarquable traduction de Pierre Ter-Sarkissian, du roman de Kostan Zarian, Le Bateau sur la montagne, précédée, il est vrai, en la même maison, du Miniaturiste de Martin Melkonian – attitude significative des orientations de l’éditeur – ne peut être perçue que différemment, comme un signe, – celui de vouloir renouer avec la vraie littérature, – comme une manifestation, – celle de démontrer que la production littéraire arménienne est riche d’espoirs et d’œuvres talentueuses.
Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986
