Vignettes arméniennes : une traduction inédite d’un écrivain contemporain

Par Vardguès PETROSSIAN – 1978

Il y a bien des années, des siècles peut-être, les paysans s’étaient réfugiés dans les grottes qu’on trouve au-dessus de la vallée et l’ennemi avait occupé leurs maisons. Et comme cet ennemi était aussi assoiffé de sang, il était devenu fou de rage. Comment la population d’un village entier avait-elle pu disparaître ? Elle s’était tout simplement blottie dans les grottes, invisibles du fond de la vallée. Et elle y vivait en silence et sans crainte, mais le plus difficile, c’était de lutter contre la soif.

Source : Ani – Cahiers Arméniens n°1 – 1er semestre 1986